Ascension du Piton de la Fournaise

En planifiant notre voyage à la Réunion, on s’était mis en tête une idée un peu folle : voir le lever du soleil en haut du Piton de la Fournaise, le volcan toujours bien actif de l’île. Sur le papier, ça fait rêver, c’est le genre de truc que tu peux même ajouter à ton CV. Mais en pratique, c’est une autre histoire…

La plupart des articles que j’ai lu avant le départ annonçait 5 heures aller/retour, LARGE ! Mais si, comme moi, votre seule activité sportive se résume à courir après votre bus, n’y allez pas. Je répète, ANNULEZ LA MISSION !

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Ce mardi 8 novembre 2016, le soleil doit se lever à 5h32. Nous partons donc en pleine nuit de notre logement, et arrivons au Pas de Bellecombe aux alentours de 2h30. Ce qui nous laisse 3 heures pour atteindre le sommet. La rando commence par la descente des 630 marches en guise d’échauffement (SPOILER : on va devoir les remonter). On traverse la plaine de l’enclos Fouqué, pas vraiment rassurées, seules sur ce gros tas de lave. Il fait encore nuit noire, on admire des milliards d’étoiles comme on les voit rarement chez nous, et on oublie un instant que nos fesses font des claquettes.

A quelques mètres du sommet, c’est la panique. Mes jambes se font la malle, et je reste tétanisée quelques minutes qui m’ont semblé être une éternité. Mais après tout, c’est pas quelque chose que je ferai tous les jours, alors je me mets un coup de pied aux fesses, je reprends mes esprits, et je rejoins ma copine à 2630 mètres d’altitude. Faut dire qu’elle est déjà bien installée au sommet quand j’arrive là- haut, après que je lui ai lancé un « Pars devant, je vais te ralentir » digne d’un épisode de Koh Lanta.

Toutes les deux calés au premier rang, on sort le petit déj, et le soleil commence à faire son show ! Il perce en quelques minutes d’un océan de nuages, et je mentirai si je vous disais que je n’ai pas versé une petite larme.

Après une bonne heure à s’extasier au bord du cratère, et à se demander s’il ne vaudrait mieux pas se péter une cheville pour se faire rapatrier en hélico, on attaque la descente. Vous pensez que c’est la partie la plus facile de la rando ? QUE NENNI ! La lave séchée, ça fait des petits cailloux et ça glisse. Alors on s’arme de patience et la seule chose qui nous retient de nous mettre en boule et de rouler jusqu’en bas est l’idée de retrouver notre piscine. Là, on se fait doubler par des mecs qui ont eu le temps de monter, redescendre en courant (EN COURANT, BORDEL), et de faire 3 fois le tour de la terre pendant qu’on a lamentablement fait 10 mètres.

Ca fait maintenant 4 heures qu’on est parties du sommet, on se retrouve face au mur de marches du pas de Bellecombe. Dernière ligne droite, mais je suis à deux doigts d’abandonner, et je pense déjà à mon épitaphe : « L’important, c’est de participer ». Angélique me remet un petit coup de motivation (autrement dit, elle m’appâte avec des gâteaux), et on attaque la montée finale. 10 km, 1260 marches, 8 heures et quelques mamans insultées plus tard, on boucle enfin cette rando de l’enfer.

On revient bientôt pour vous parler de notre convalescence sur une plage de sable noir… 😉

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